Se séparer

Avocat garde d'enfants : comment organiser la résidence et le droit de visite après une séparation ?

Faire appel à un avocat qui connaît les problématiques liées au droit de garde peut vous permettre d'éviter les écueils juridiques et de garantir le respect des droits de chacun, notamment de vos enfants. Que vous soyez en cours de divorce, en rupture de PACS ou de concubinage, il est essentiel d'organiser les modalités de résidence et d'hébergement de vos enfants, en tenant compte de leur intérêt.

Si dans le langage courant l'on parle de « garde » des enfants, ce terme n'existe pas en droit français : les textes font référence à la résidence habituelle de l'enfant, au droit de visite et d'hébergement ainsi qu'à l'autorité parentale. Nous employons ici le mot « garde » parce qu'il est largement utilisé par les parents, tout en veillant à utiliser les notions juridiques précises dans le reste du contenu.

Prendre rendez-vous

Quelles sont les options pour fixer la résidence des enfants ?

Il est possible de fixer la résidence habituelle des enfants au domicile de l'un des parents, tandis que l'autre bénéficiera d'un droit de visite et d'hébergement déterminé à l'amiable ou judiciairement.

Il est également possible de mettre en place une résidence alternée (aussi appelée garde alternée ou garde partagée), c'est-à-dire un partage du temps de présence des enfants entre les deux domiciles parentaux, dans des proportions qui peuvent être égalitaires ou non.

Des tiers ayant entretenu des liens particuliers avec l'enfant (grands-parents, ex-beau-père ou ex-belle-mère) peuvent également demander à bénéficier d'un droit de visite et d'hébergement, si cela est dans l'intérêt de l'enfant.

Nous contacter

Comment se met en place une résidence alternée ?

Selon l'article 373-2-9 du Code civil, « la résidence de l'enfant peut être fixée en alternance au domicile de chacun des parents ou au domicile de l'un d'eux ». Le rythme le plus courant reste celui de la semaine complète, avec un changement de domicile le vendredi ou le lundi. Mais d'autres organisations sont possibles : demi-semaines, ou rythme 2-2-5-5.

La stricte égalité de temps n'est pas obligatoire : c'est le temps de présence effectif de l'enfant dans chaque foyer qui compte. L'essentiel reste de veiller à son équilibre et à la stabilité de son cadre de vie.

Prendre rendez-vous

Qu'est-ce que le droit de visite et d'hébergement ?

Lorsque la résidence est fixée chez l'un des parents, l'autre parent dispose en principe d'un droit de visite et d'hébergement (DVH), qui peut être modulé : simples visites diurnes, un week-end sur deux, ou des droits élargis incluant des nuits en semaine. Le rythme est à adapter en fonction de l'âge de l'enfant, de la proximité des domiciles parentaux et des disponibilités de chacun.

Nous contacter

Le droit de visite est-il une obligation ?

Non : le droit de visite et d'hébergement n'est pas un devoir. Un parent peut ne pas l'exercer, sans sanction directe. En revanche, si ce droit est reconnu et que l'autre parent empêche son exercice, cela peut constituer une infraction de non-représentation d'enfant. Lorsque les absences ou retards deviennent récurrents, des délais de prévenance peuvent être prévus.

Prendre rendez-vous

Peut-on éviter le juge en cas d'accord ?

Oui. Si les parents trouvent un accord, même sans avocat, il est possible de le formaliser dans une convention parentale. Notre cabinet peut la rédiger et la faire homologuer par le juge, ce qui lui confère la même valeur qu'un jugement - un moyen de prévenir les conflits futurs.

Chaque parent peut avoir son avocat pour établir cette convention. Si tous les points sont déjà réglés, un seul avocat peut rédiger l'acte. En pratique, cela reste rare, car beaucoup de parents ont besoin d'un accompagnement pour anticiper les désaccords.

Nous contacter

Comment se déroule l'accompagnement au cabinet Soa ?

Le 1er rendez-vous

Ce rendez-vous n'engage à rien. Il permet de vous écouter, de comprendre votre situation, et de vous exposer les différentes options juridiques et stratégiques envisageables (accord amiable, procédure judiciaire, garde alternée, pension alimentaire, etc.). Si vous décidez de nous confier votre dossier, nous formalisons notre mission par contrat.

Si vous êtes d’accord entre vous

Nous rédigeons une convention parentale et la faisons homologuer par le juge. Cela n'est pas obligatoire, mais donne à l'accord une sécurité juridique équivalente à celle d'un jugement.

En cas de désaccords

Le fait de ne pas être d'accord au départ ne signifie pas qu'un accord est impossible. Nous vous aidons à identifier ce qui coince, et à ouvrir le dialogue avec l'autre parent.

Les pourparlers

Les négociations peuvent prendre plusieurs formes : échanges entre avocats, procédures participatives, ou médiation familiale. Vous pouvez choisir de participer directement aux discussions ou de laisser les avocats les conduire.

La formalisation de l’accord

Une fois un terrain d'entente trouvé, nous rédigeons la convention parentale qui sera soumise à l'homologation du juge.

La voie judiciaire

En cas d'échec des pourparlers, nous vous représentons devant le juge aux affaires familiales (JAF) pour trancher les points de désaccord : résidence, autorité parentale, contribution à l'entretien et à l'éducation, droits de visite médiatisés, etc.

Prendre rendez-vous

L'équipe qui vous accompagne

Les questions de garde des enfants sont suivies au cabinet par Claudia Froelicher, référente sur tout ce qui concerne les enfants et l'autorité parentale, en coordination avec Nolwenn Leroux sur la stratégie globale du dossier.

Découvrir l'équipe
Claudia Froelicher

Claudia Froelicher

Avocate collaboratrice, référente

Nolwenn Leroux

Nolwenn Leroux

Associée fondatrice

Les questions que vous vous posez

Quels sont les critères pour la réussite de la résidence alternée ?

L'âge de l'enfant : lorsqu'il n'est pas encore scolarisé, une résidence alternée n'est en général mise en place que si les deux parents sont d'accord. La distance géographique : une résidence alternée implique généralement que les parents vivent à proximité. Le niveau de communication entre les parents. Les conditions d'accueil : l'enfant doit disposer d'un espace à lui dans chaque foyer.

Pouvons-nous décider d’une autre organisation que celle prononcée par le JAF ?

Oui. Toute décision de justice en matière familiale est réputée s'appliquer « à défaut de meilleur accord entre les parties ». Les parents peuvent librement s'entendre pour aménager ponctuellement ou durablement les modalités prévues. En revanche, si les modifications sont importantes et régulières, il est recommandé de formaliser un nouvel accord par écrit, voire de solliciter une nouvelle homologation par le juge.

Comment se passent les vacances scolaires ?

L'organisation des vacances ne dépend pas du type de résidence retenu pendant le reste de l'année. En pratique, les vacances scolaires sont le plus souvent partagées par moitié entre les parents. Une alternance peut être prévue pour les périodes clés comme Noël, Pâques ou les vacances d'été.

Que faire si l’autre parent ne respecte pas le DVH ?

Vous pouvez déposer une plainte pour non-représentation d'enfant. Il est également possible de saisir le JAF pour réviser les modalités du droit de visite et d'hébergement.

Un enfant peut-il choisir chez qui il vit ?

L'enfant ne décide pas, mais il peut être entendu par le juge, en fonction de son âge et de sa maturité. Son avis est pris en compte mais ne lie pas le tribunal.

Peut-on bénéficier de l’aide juridictionnelle pour une procédure de garde ?

Oui. Si vos ressources sont limitées, vous pouvez demander à bénéficier de l'aide juridictionnelle pour couvrir tout ou partie des frais d'avocat dans le cadre d'une procédure devant le juge aux affaires familiales.

Nos autres domaines d'intervention

La garde des enfants s'inscrit presque toujours dans le cadre d'une séparation plus large. Le cabinet Soa vous accompagne sur l'ensemble des sujets connexes.

Un premier rendez-vous pour tout comprendre, sans engagement

Le premier rendez-vous est une consultation facturée 250 euros TTC. Il n'engage à rien. Il vous donne une vision claire de votre situation, des options disponibles et du coût prévisible de chaque voie.

8, rue Pierre Fontaine - 75009 Paris  01 42 93 58 68

Prendre rendez-vous
Simuler votre
pension alimentaire