Le consentement de l'autre parent : le point le plus délicat de la procédure
C'est souvent la principale source d'inquiétude pour les familles qui envisagent cette démarche, et elle est légitime. Si l'enfant a une filiation établie à l'égard de ses deux parents, le consentement de l'autre parent biologique est obligatoire. Sans lui, l'adoption est impossible, quelle que soit la durée de la vie commune ou la qualité du lien entre le beau-parent et l'enfant.
Ce consentement se recueille devant notaire. Il peut être rétracté pendant deux mois à compter de sa date, puis il devient définitif. L'autre parent doit être pleinement informé de la portée de ce qu'il signe, car selon la forme d'adoption choisie, il peut se trouver à renoncer à une partie de ses droits parentaux.
Il existe des situations où l'adoption est possible sans ce consentement : lorsque l'autre parent s'est vu retirer l'autorité parentale par décision de justice, lorsqu'il est décédé sans que des ascendants ou collatéraux proches se soient manifestés, ou lorsque la filiation n'est pas établie à son égard. Ces situations doivent être soigneusement documentées et argumentées devant le tribunal.
Notre rôle est de vous aider à évaluer réalistement la situation de l'autre parent, d'anticiper sa réaction éventuelle, et de préparer un dossier solide dans tous les cas de figure. Engager une procédure sans avoir mesuré cet obstacle est l'une des erreurs les plus fréquentes dans ce type de dossier.
Prendre rendez-vous


