Filiation

Votre enfant n'a pas de père légal : il a quand même droit à un soutien financier

L'enfant n'a pas à en supporter seul les conséquences d'une absence de filiation. La loi prévoit une voie spécifique : l'action à fins de subsides. Elle permet d'obtenir une aide financière du géniteur, sans chercher à prouver la paternité avec certitude, et sans créer aucun lien de filiation. Le cabinet d'avocats Soa vous accompagne.

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Filiation impossible, non souhaitée, prescrite ou annulée : votre situation

  • La filiation paternelle ne peut pas être établie.
  • Vous ne souhaitez pas établir de lien de filiation.
  • La paternité est incertaine entre plusieurs hommes.
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Ce qui distingue cette action de la recherche de paternité, et pourquoi c'est souvent plus simple

C'est la confusion la plus fréquente, et la lever est important : ces deux actions ne poursuivent pas le même but et n'exigent pas le même niveau de preuve.

La recherche de paternité vise à établir un lien de filiation complet : l'homme devient juridiquement le père, avec toutes les conséquences attachées, nom, autorité parentale, droits successoraux et obligation d'entretien. Elle suppose de prouver la paternité, c'est-à-dire de démontrer que cet homme est bien le géniteur de l'enfant.

L'action à fins de subsides est différente dans son fondement même : il n'est pas nécessaire de prouver que l'homme est le père. Il suffit de démontrer qu'il a eu une relation avec la mère pendant la période légale de conception, c'est-à-dire du 180e au 300e jour avant la naissance. C'est à lui de prouver qu'il ne peut pas être le père.

L'action n'établit aucune filiation : l'homme condamné à verser des subsides ne devient pas le père, son nom n'apparaît pas à l'état civil, et l'enfant n'hérite pas de lui. Mais il contribue à son entretien, ce qui est souvent l'essentiel.

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Ce que cette action permet d'obtenir concrètement

Si l'action aboutit, le juge fixe une pension selon les besoins de l'enfant et les ressources du débiteur. Cette pension peut être révisée si les besoins évoluent, et elle peut se poursuivre au-delà de la majorité de l'enfant s'il est encore dans le besoin, par exemple pendant ses études.

Si le père possible décède pendant la procédure ou après le jugement, l'obligation ne s'éteint pas : la charge des subsides se transmet à ses héritiers dans le cadre de sa succession. L'action peut donc être engagée ou poursuivie contre eux.

Les deux actions, subsides et recherche de paternité, ne s'excluent pas. Obtenir des subsides n'interdit pas d'engager plus tard une action en recherche de paternité si les conditions deviennent réunies. Et si une filiation paternelle est finalement établie à l'égard d'un autre homme, les subsides cessent automatiquement.

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Comment se déroule la procédure ?

L'action à fins de subsides se déroule devant le tribunal judiciaire, où la représentation par avocat est obligatoire. Pendant la minorité de l'enfant, c'est la mère qui agit en son nom. Devenu majeur, l'enfant agit lui-même.

Nous commençons par vérifier que la filiation paternelle n'est pas établie et que le délai pour agir est encore ouvert, puis nous déterminons si l'action à fins de subsides est la voie la plus adaptée ou si une recherche de paternité serait préférable. Ces deux actions n'ont pas les mêmes conditions, les mêmes effets, ni les mêmes exigences en termes de preuve.

Nous réunissons ensuite les preuves de la relation pendant la période de conception : correspondances, témoignages, photographies, preuves de fréquentation. La demande est dirigée contre le père possible, ou contre ses héritiers s'il est décédé. Le juge peut ordonner une expertise biologique. Si l'action aboutit, une pension est fixée selon les besoins de l'enfant et les ressources du débiteur.

Sur les délais : l'action se prescrit par dix ans à compter de la naissance de l'enfant, ce délai étant suspendu pendant sa minorité. Concrètement, l'enfant dispose de dix ans à compter de sa majorité, soit jusqu'à ses vingt-huit ans, pour agir. Passé ce délai, l'action est irrecevable.

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Cabinet Soa : notre approche ne s'arrête pas au droit

Derrière une action à fins de subsides, il y a presque toujours une histoire compliquée : une relation qui n'a pas abouti, un homme qui se dérobe, et un enfant qui grandit sans père légal. Ce n'est pas une situation simple à vivre, et ce n'est pas une démarche anodine que d'aller réclamer en justice une contribution de celui qui aurait pu être le père.

Au cabinet Soa, nous prenons ces situations au sérieux, dans leur dimension humaine autant que juridique, et nous les accompagnons avec la même attention que tous nos dossiers de droit de la famille.

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L'équipe qui vous accompagne

Les actions à fins de subsides sont traitées au cabinet par Claudia Froelicher, dont la maîtrise du droit de la filiation et l'expérience des procédures relatives aux enfants permettent d'aborder ces dossiers avec la rigueur et la sensibilité qu'ils requièrent. Elle travaille en coordination avec Nolwenn Leroux sur la stratégie globale du dossier, notamment lorsque des questions connexes de filiation ou d'obligation alimentaire se posent simultanément.

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Claudia Froelicher

Claudia Froelicher

Avocate collaboratrice

Nolwenn Leroux

Nolwenn Leroux

Associée fondatrice

Les questions que vous vous posez

Qu'est-ce que l'action à fins de subsides ?

C'est une action qui permet à un enfant dont la filiation paternelle n'est pas établie d'obtenir une aide financière de l'homme qui a eu une relation avec sa mère pendant la période de conception. Elle aboutit au versement d'une pension, sans créer aucun lien de filiation : l'homme n'est pas reconnu comme le père, son nom n'apparaît pas à l'état civil, et l'enfant n'hérite pas de lui.

Qui peut agir, et dans quels délais ?

L'action appartient à l'enfant. Pendant sa minorité, sa mère l'exerce en son nom. Devenu majeur, il peut agir lui-même dans les dix ans qui suivent sa majorité, soit jusqu'à ses vingt-huit ans. Au-delà, l'action est irrecevable. Si l'on approche de ce délai, il est important de consulter sans attendre.

Comment le père potentiel peut-il se défendre ?

Il peut écarter la demande en prouvant, par tout moyen, qu'il ne peut pas être le père de l'enfant, par exemple par une expertise biologique. À l'inverse, son refus de se soumettre à une expertise peut être interprété défavorablement par le juge. C'est un renversement de la charge de la preuve qui distingue cette action de la recherche de paternité.

Peut-on engager cette action si la recherche de paternité est prescrite ?

Oui, les deux actions ont des délais distincts. Une recherche de paternité prescrite n'emporte pas nécessairement la prescription de l'action à fins de subsides. C'est précisément l'une des situations où cette action trouve son utilité : offrir une voie de recours financière lorsque d'autres voies sont fermées.

Comment se déroule le premier rendez-vous et quel en est le coût ?

Le premier rendez-vous dure environ une heure et est facturé 250 euros TTC. Il n'engage à rien. Nous prenons le temps de comprendre la situation, d'évaluer si l'action à fins de subsides est la voie la plus adaptée ou si une recherche de paternité serait préférable, d'identifier les preuves disponibles et de vous expliquer concrètement les étapes et le coût prévisible de la procédure.

Nos autres domaines d'intervention

L'action à fins de subsides s'inscrit dans un ensemble plus large de questions relatives à la filiation et aux droits financiers de l'enfant. Le cabinet Soa vous accompagne sur l'ensemble des sujets connexes.

Un premier rendez-vous pour tout comprendre, sans engagement

Le premier rendez-vous est une consultation facturée 250 euros TTC. Il n'engage à rien. Il vous donne une vision claire de votre situation, des options disponibles et du coût prévisible de chaque voie.

8, rue Pierre Fontaine - 75009 Paris  01 42 93 58 68

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